Vu sur Médiapart, une vidéo qui retrace une journée avec les salariés et dirigeants du cuisiniste Gilet.
Pas vraiment rassurant.
Voici ce qu'on peut lire sur la page Cantal de cette "encyclopédie" :
"La capitale, Aurillac, est le siège du plus grand rassemblement de Hippies de
la région : le Festival d'Aurillac. Imaginez un rassemblement de tentes plongé dans un épais brouillard de vapeurs hallucinogènes, de grandes idées qui refont le monde en chanson, des
artistes venus du monde, heu de l'Auvergne, entière... Et vous aurez le tableau. L'Aurillacois de souche a pris son parti de ce festival : il est désormais capable de proposer aux "zazous"
(terme local pour désigner aussi les hippies) des nourritures type fromage traditionnel aromatisé avec cette nouvelle plante bizarre du sous bois : c'est le "spécial cantal cake" qui lui
assure un revenu pour "tenir" le reste de l'année. "
En fait, ce paragraphe est issu d'ici.
De la désencyclopédie, un site qui ressemble étrangement à Wikipédia.
Dans la mesure où ses articles sont aussi référencés sur Google, attention à ne pas se tromper.
Je vous conseille donc de lire :
Aurillac
Cantal
Dans le même ordre d'idées, vous apprenez sur ce site très riche que Mende compte 12 000 "mendiants". Qu'en Lozère, "il y a deux saisons : l'hiver et le 15 août
(cette année il n'y a pas eu de 15 août)".
Promis, je ne suis pour rien dans ces textes !
C’est un album qui vous invite à voyager au plus profond du Cantal, il y a quelques dizaines d’années. Des photos noir et blanc (auxquelles je n’ai pas vraiment accroché) et surtout des textes plein d’humour et de poësie. Des textes qui parlent de nos paysages, de nos montagnes, … et des gens d’ici. Tout à la fois récit de voyage et poème, les histoires que nous racontent Bernard Pouchèle ne laissent pas indifférent. Et si l’ouvrage contient quelques erreurs quant aux noms des lieux ou des sommets, il m’a par contre littéralement impressionné par les nombreuses références à l’histoire et au patrimoine du Cantal.
Car la plupart des faits ou des lieux décrits sont vrais, certes quelques peu imagés ou romancés parfois, mais le livre est truffé de références.
J’aurais lu cet ouvrage il y a six mois, alors que je connaissais bien moins le Cantal qu’aujourd’hui, je serais largement passé à côté de bon nombre de ces allusions ou références.
Quoiqu’il en soit, ces textes méritent d’être lus et relus. C’est vraiment une approche originale.
Attention, en feuilletant l’ouvrage vous allez crier au cliché. On voit par exemple une photo pleine page (p. 70) d’un paysan caillant le lait dans une gerle. Mais le sous-titre donne le ton : « Banque de sperme cantalienne ».
Alors, promis, vous allez passer un bon moment. Et les références à l’actualité mêlées à celles typiquement auvergnate rendent cet ouvrage encore plus délicieux.
Un petit extrait :
« Alors on quitte Aurillac, la belle, la sociale qui, paraît-il, aux dernière nouvelles, selon une brève de La Montagne, serait tombée amoureuse de l’autre belle, sa rivale du siècle, la catholique, la conservatrice Saint-Flour. Deux belles, pas de mariage en vue, mais, qui sait, pour ces deux cités aux beautés si féminines, un petit pax, peut-être… un petit pax…
Mais qui sait dans ce cas si les vieux d’Aurillac et de Saint-Flour ne feraient pas aussitôt donner la Légion, « tiens, tiens, voilà du Boutin ».
Drôle de Cantal, Textes de Bernard Pouchèle, Photographies de Jean Distel
Editions Lucien Souny, 2008
J'ai reçu cet ode à l'Aveyron que j'ai bien trouvé sympa, et je vous le livre texto, fautes d'orthographe comprises.
Il ne faut pas changer grand chose, si ce n'est quelques références, pour adapter le texte au Cantal ou à la Lozère.
Ah oui, va falloir que je change mon n° d'immatriculation ! lol
"Tu sais que tu es aveyronnais
quand ...
… quand tu n’hésites pas à dire que l'Aveyron est le plus beau département du monde.
... quand tu pars à plus de 50 kilomètres de la frontière aveyronnaise et que les gens te demandent : c'est où l'Aveyron ?
... quand ces mêmes "étrangers" te demandent : "c'est quoi la ville connue en Aveyron" et que tu sais d'avance que ça ne va pas les aider beaucoup ...
... quand tu pars à l'étranger et que tu es étonné de voir que les gens te parlent du viaduc de Millau.
... quand tu aimerais que le monde entier sache que José Bové n'est PAS aveyronnais.
... quand tu connais depuis ta naissance la recette de l'aligot.
... quand pour toi rien n'est plus important que la famille.
... quand tu te souviens t'être déjà disputé avec un cantalien parce qu'il osait affirmer que la truffade était meilleure que l'aligot.
... quand, au fond, tu adores la truffade, mais tu ne l'avoueras jamais.
... quand tu sais comment sortir indemne de la place d'Armes à Rodez avec ta voiture, malgré les pavés et l'absence de marquage au sol.
... quand tu te demandes pourquoi l'Epi du Rouergue n'a pas rebaptisé le "Jalousé", alors que tout le monde demande du "Jalousépatrocui".
... quand tu sais qu'être chauvin n'est pas un défaut.
... quand tes grands-parents ou tes parents vont à "Mammouth" et que tu comprends de quoi ils parlent. (pour les non initiés : ils sont les seuls à parler Occitan dans tout le
magasin).
... quand tu as vécu quelques
années ailleurs et que tu sais que rien ne vaut la vie en Aveyron.
... quand tu parles à un inconnu aveyronnais et qu'au bout de trois minutes vous vous
découvrez au moins dix connaissances en commun.
... quand tu te demandes pourquoi l'autoroute n'arrive toujours pas jusqu'à Rodez, mais que tu es bien content de ça, en fait.
... quand tu n'es pas choqué de voir un magasin s'appeler "Jeannot Lou Paysan".
... quand tu apprécies de pouvoir skier l'hiver et de profiter des lacs l'été.
... quand tu es fier de dire que chez toi, il neige.
... quand tu sais que Roquefort n'est pas qu'un fromage, même si c'est le meilleur.
... quand tu en as marre que partout ailleurs, les gens te charrient avec "On ira tous en Aveyron", mais qu'au fond, tu te dis qu'au moins ils connaissent un peu ton département.
... quand tu vis ailleurs depuis un moment, mais que tu ne remplacerais pour rien au monde le 12 sur ta voiture.
... quand une caissière, en vacances, t'a déjà regardé étonnée quand tu lui as demandé des "poches".
... quand personne ne te crois quand tu dis que tu as
déjà croisé Zidane plusieurs fois à Rodez.
... quand tu sais à quoi ressemble un gâteau à la broche.
... quand tu t'insurges contre les faux Laguiole et que tu as déjà expliqué cent fois à tes amis "étrangers", qu'il fallait acheter des VRAIS.
... quand tu sais qu'on prononce "Layole", et surtout pas "Lagguiole", et qu'on dit "Rodess" au lieu de "Rodezz".
... quand tu es en vacances et que
tu es heureux de croiser une voiture du 12.
... quand tu appelles le coffre de ta voiture "la malle".
Dans cet éloge de l'Aveyron, j'ai au moins 25 bonnes raisons de me reconnaître Aveyronnais. "
Décidément, les aveyronnais semblent avoir toujours une longueur d'avance...
Je n'écris plus car j'écris plus.
Traduction : "je n'écris plus ici car j'écris plus ailleurs".
Et cet ailleurs, c'est par exemple ici...
Quant aux photos, je continue d'en prendre, dans le Massif-Central ou ailleurs...
Et puis il y a d'autres ailleurs encore, de quoi bien occuper de longues journées...
Bonne fin d'été.
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